Depuis 2015, un taux d’alcoolémie supérieur à 0,2 g/l suffit à entraîner une infraction pour les conducteurs novices. Cette limite, plus stricte que celle appliquée aux conducteurs expérimentés, s’ajoute à une liste de variations à travers l’Europe, où chaque pays fixe son propre seuil.
L’Espagne tolère jusqu’à 0,5 g/l, tandis que la Suède ne dépasse pas 0,2 g/l. Les sanctions varient tout autant, allant d’amendes forfaitaires à la suspension immédiate du permis. En France, les conducteurs de voiture sans permis sont soumis aux mêmes règles que les titulaires du permis B.
Panorama des taux d’alcool au volant en France et en Europe : ce que dit la législation
Impossible de jouer avec les limites en France : la limite d’alcool au volant est gravée dans le marbre du code de la route. Pour tout conducteur confirmé, la barre est posée à 0,5 g/l de sang. Les jeunes conducteurs, permis probatoire ou moins de trois ans de permis, ne disposent que d’une marge étroite à 0,2 g/l. La tolérance zéro n’est pas loin : un simple verre peut suffire à faire basculer la soirée. L’alcool reste une des principales causes de drames sur la route : il intervient dans plus d’un quart des accidents mortels.
Sur le terrain, les forces de l’ordre utilisent d’abord un éthylotest pour une première estimation, puis un éthylomètre pour la mesure officielle. Ces outils s’invitent dans les contrôles routiers, et rappellent la fermeté de la législation française sur le taux d’alcoolémie.
Les règles européennes, elles, sont loin d’être uniformes. La Commission européenne recommande un plafond de 0,5 g/l pour tous, et un abaissement à 0,2 g/l pour les jeunes ou professionnels, mais chaque pays garde la main : l’Allemagne et l’Irlande fixent à 0,5 g/l, tandis que le Royaume-Uni affiche 0,8 g/l, sauf en Écosse, qui rejoint le reste du continent avec 0,5 g/l.
Pour y voir plus clair, voici un aperçu des principaux seuils légaux dans quelques pays européens :
- France : 0,5 g/l (confirmés), 0,2 g/l (jeunes conducteurs)
- Allemagne : 0,5 g/l
- Irlande : 0,5 g/l
- Royaume-Uni : 0,8 g/l sauf Écosse (0,5 g/l)
La consommation d’alcool au volant reste au premier plan des préoccupations de la sécurité routière. Ces différences de seuils exigent une attention accrue, notamment pour ceux qui franchissent régulièrement les frontières ou sillonnent l’Europe.
Sanctions, spécificités et cas particuliers : comprendre les conséquences d’un dépassement des seuils, y compris pour les voitures sans permis
La sévérité s’invite dès le premier écart. En cas de contrôle d’alcoolémie supérieur à 0,5 g/l de sang mais inférieur à 0,8, l’addition est immédiate : 135 € d’amende et retrait de 6 points. Si le seuil de 0,8 g/l est franchi, on passe à la vitesse supérieure : 4 500 € d’amende, 2 ans de prison, suspension ou annulation du permis, et parfois même la confiscation du véhicule.
En cas de récidive, aucune indulgence : annulation du permis et obligation d’utiliser un éthylotest antidémarrage (EAD). Refuser le dépistage ? C’est aussi grave que d’afficher plus de 0,8 g/l, avec exactement les mêmes sanctions. La préfecture peut alors imposer la pose d’un EAD pour éviter la suspension pure et dure du permis.
Les conducteurs de voiture sans permis (VSP) ne bénéficient d’aucun traitement de faveur. Les limites d’alcoolémie et les peines sont identiques : amende, interdiction de conduire, immobilisation du véhicule. Si un accident sous emprise d’alcool cause des blessures ou plus, la justice retient la mise en danger de la vie d’autrui. Les peines peuvent grimper jusqu’à 10 ans de prison et 150 000 € d’amende.
Après une infraction, le passage par un stage de sensibilisation à la sécurité routière est quasi systématique. Il permet de récupérer des points, mais ne gomme en rien la réalité des conséquences. Reste alors à chacun de choisir : tenter le risque, ou laisser les clés sur la table.


